Catégorie : Actus

Texte de présentation (octobre 2016)

Depuis de nombreuses années la Méditerranée est devenue un véritable cimetière pour les migrant-e-s. En cause, la politique migratoire des États européens et de l’État français, avant tout sécuritaire : ils dépensent des sommes colossales pour empêcher les migrant-e-s d’arriver en militarisant les frontières, en contrôlant, « triant » dans des camps, en construisant des murs ou en expulsant vers une Turquie en pleine dérive autoritaire. Le choix du gouvernement français de n’accueillir qu’une poignée des populations qui fuient les guerres, le terrorisme, la misère constitue un véritable crime et vise en réalité à diviser les populations, à rendre les migrant-e-s invisibles tout en entretenant la peur de l’étranger.

Dans notre ville comme ailleurs, les moyens donnés par l’État et les collectivités locales sont nettement insuffisants, à commencer par le manque de logements, malgré les places supplémentaires des nouveaux CADA. De nombreuses personnes, des familles, des enfants, se retrouvent à la rue, isolé-e-s et sans moyens de subsistance. Rien, ou très peu, n’est prévu pour assurer l’interprétariat, les cours de français, l’accès aux soins et aux transports…
Toutes ces tâches reposent sur d’éventuel-le-s bénévoles.
Nous refusons la discrimination entre migrant-e-s économiques et réfugié-e-s politiques et nous luttons pour le droit de vivre et s’installer pour tou-te-s, là où chacun-e le souhaite. Notre collectif, créé en mai 2016, veut impulser avec les migrant-e-s un réseau de solidarité pour les aider à sortir de leur isolement social, favoriser l’échange, la rencontre et la découverte de notre société. Mais aussi les soutenir dans la bataille pour l’égalité des droits, l’obtention de meilleures conditions d’accueil, et dénoncer l’absence de politiques dignes des enjeux.

Point sur notre fonctionnement (novembre 2016)

Un collectif, c’est comme une auberge espagnole, on y trouve ce que l’on y apporte. Il n’a pas d’existence ni de capacités d’action en dehors des gens qui le composent, qui s’y impliquent, chacun-e selon ses capacités et ses disponibilités. C’est aussi un espace qui peut permettre de renforcer les initiatives des un-e-s et des autres, pour peu qu’elles soient mises au pot commun.
Nous avons fait le choix, et il y a eu débat, d’agir et sur le plan de la solidarité concrète et sur celui plus politique de la visibilisation de la situation des migrant-e-s et des causes qui mènent à cette situation. Car sans replacer la question des migrant-e-s dans l’espace public, il n’y a pas de perspectives autres que celles de coups de main qui pallient des manques comme on bouche un puits sans fond. Jusqu’à ce qu’on abandonne, épuisé-e.
Malgré les difficultés, nous restons persuadé-e-s que notre double positionnement est pertinent. Nous faisons aussi le constat que, même s’ils sont très insuffisants, les espaces de solidarité sur la ville existent, ce qui n’est pas le cas des espaces de visibilité de la situation des migrant-e-s. Et que sans construction commune, il n’y pas de perspectives de bâtir un rapport de force pour tenter de faire bouger les lignes, d’obtenir ce qu’une solidarité individuelle isolée ne peut pas atteindre.

Actus, Articles de Presse

Article du Midilibre – Montpellier : une banderole de 100 mètres en hommage aux migrants

Une très longue banderole a été déployée par les militants ce mardi soir, à l’occasion d’une marche dans le cadre de la journée internationale des migrants le 18 décembre 2018.

Une impressionnante banderole longue de 100 m a été déployée par les militants et les participants à la marche organisée ce soir dans le cadre de la journée internationale des migrants. L’extraordinaire bannière récapitule l’ensemble des naufrages et leurs victimes disparues en mer « en essayant de rentrer dans la forteresse Europe » entre 1992 et 2012.
17 306 victimes
Une liste sinistre de 17 306 personnes selon les réalisateurs strasbourgeois de cette banderole. La marche proprement dite a rassemblé environ 300 personnes entre le Peyrou et Comédie avec un arrêt sur la Comédie

G. T.

Le nombre de morts en Méditerranée est malheureusement plus important encore…. Source : United for Intercultural Action. (cf.ci-après) 

La Liste de 34 361 morts documentées de réfugiés et de migrants du fait des politiques restrictives de « l’Europe Forteresse », qui commence à l’année 1993 a été établie et est régulièrement mise à jour par UNITED for Intercultural Action, réseau européen contre le nationalisme, le racisme, le fascisme et en soutien aux migrants et réfugiés : www.unitedagainstracism.org
Elle n’est pas exhaustive, mais recense un certain nombre de morts documentées, considérablement inférieur au nombre total de morts qu’il est impossible de chiffrer.
Pour prendre connaissance de cette liste, voir le site de l’association : www.refugies-capsizun dernier onglet à droite.

Accueil des réfugiés dans le Cap
mail : accueil.refugies.cap@gmail.com
site : www.refugies-capsizun.com

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Actus, Solidarité et copinages

3 mois d’enfermement en rétention : 2019 marque un tournant dans la répression des personnes étrangères

Appel de la Cimade pour la fermeture des Centres de Rétention Administrative

Du 2 janvier au 1er avril 2019, La Cimade témoigne quotidiennement de la nouvelle durée de rétention. Pendant 90 jours, depuis l’intérieur des centres de rétention, une chronique de la honte se déroule via un fil Twitter : #3MoisDerrièreLesBarbelés

Le 2 janvier 2019, la durée maximale d’enfermement en rétention des personnes étrangères va doubler. L’administration a désormais 90 jours, contre 45 auparavant, pour expulser du territoire les personnes privées de liberté dans les centres de rétention administrative (CRA). Cette disposition de la loi asile immigration, très controversée jusqu’au sein des rangs de la majorité, marque un tournant répressif sans précédent.

50 000 personnes subissent la privation de liberté en rétention chaque année en France ; elles sont désormais menacées de trois mois d’enfermement sans avoir commis aucun délit. Les familles avec enfants sont également concernées. Ceci dans un contexte où le nombre de personnes emmenées de force dans ces prisons qui ne disent pas leur nom explose[1]. Un contexte marqué par des tensions, des violences, des violations des droits que les intervenant·e·s en rétention n’avaient jamais constatées. Les traumatismes que cette violence institutionnelle implique seront considérablement amplifiés par cette nouvelle durée délétère.

Les chiffres démentent le gouvernement : une rétention plus longue n’a jamais permis d’expulser plus. Mais la France banalise désormais la privation de liberté sous prétexte de faux arguments d’efficacité.

Ce doublement de la durée maximale de rétention a été voté sans prendre en compte l’analyse des organisations non gouvernementales ou des autorités administratives indépendantes pourtant unanimement critiques[2], sans prendre en considération les éléments objectifs à disposition, et sans évaluation sérieuse. Elle est dictée par l’obsession de dissuader les personnes étrangères, de réprimer plutôt que de protéger. Cette politique revendique une amélioration du taux d’expulsion des personnes étrangères visées par une mesure d’éloignement, sans tirer aucune leçon du passé :

entre 1981 et 2011, la durée maximale de rétention est passée de 7 à 45 jours sans que ce taux ne varie sensiblement
au contraire, en 2011, après son augmentation de 32 à 45 jours, le nombre de personnes expulsées depuis les CRA de métropole a baissé (31 % en 2010, puis 20 à 29 % entre 2012 et 2016).
Alors que le Conseil d’État s’était interrogé sur la pertinence de cette mesure[3], la commission des lois du Sénat était plus explicite dans son analyse du projet de loi : « cette mesure d’affichage ne s’attaque pas à la véritable cause des taux dérisoires d’éloignement : la mauvaise volonté de certains pays tiers pour accueillir leurs ressortissants et leur délivrer des laissez-passer consulaires. En 2016 sur l’ensemble des laissez-passer consulaires demandés (5 859), ce n’est que dans 3 % des cas que les documents de voyage sont arrivés trop tard (170), alors que dans 50 % des cas le pays n’a tout simplement jamais répondu ».

Des milliers de personnes vont ainsi subir ce qui s’apparente à une véritable peine de prison. Alors que la France est déjà le pays européen qui prononce le plus de « mesures d’éloignement » (plus de 100 000 obligations de quitter le territoire par an), c’est aussi le pays européen qui enferme le plus, au mépris des droits. Ainsi, le taux d’annulation des procédures par les juges frôle les 40 % : autant de personnes enfermées illégalement par l’administration.

Entrer en France, avoir le droit d’y résider, renouveler un titre de séjour, est toujours plus difficile. L’enfermement, le contrôle, la répression prennent le pas sur le respect des droits les plus fondamentaux, et notamment sur le droit de circuler librement. Ce sont ces droits qui devraient guider, entièrement, les politiques migratoires françaises et européennes.

C’est au nom de ces principes que La Cimade appelle à la fermeture des centres de rétention administrative.

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Actus, Solidarité et copinages

8 NOVEMBRE : MOBILISATION GÉNÉRALE POUR LES 3+4 DE BRIANÇON

25 octobre 2018
Bastien, Benoît, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo vont être jugé•e•s le 8 novembre 2018 au tribunal de Gap. Poursuivis pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national, en bande organisée », ils risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Leur […]

Bastien, Benoît, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo vont être jugé•e•s le 8 novembre 2018 au tribunal de Gap. Poursuivis pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national, en bande organisée », ils risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Leur seul tort : avoir participé à une marche solidaire pour dénoncer les agissements de Génération identitaire qui bloquait la frontière au col de l’échelle pour s’en prendre à des personnes exilées.
Actuellement plusieurs initiatives de soutien sont en cours en amont du procès.
– Une pétition :
– Un appel aux dons : https://www.gofundme.com/liberte-pour-les-7-de-briancon
– Un site dédié pour avoir toutes les infos , et tous les outils et infos pratiques pour une mobilisation générale : https://www.relaxepourles3plus4.fr/
Le 7 novembre, soirée de soutien à Guillestre dans les Hautes-Alpes avec concert et prise de parole avec le soutien de Massilia Sound System, compagnie KTA et PassportQuartet. https://www.relaxepourles3plus4.fr/outils-pour-la-mobilisation/les-prochains-rendez-vous/
Jeudi 8 novembre à 8h30, jour du procès : rassemblement massif devant le tribunal de Gap. Mobilisons-nous !
Pour les marseillais et les aixois, départ collectif en bus.
Contact : mars3plus4debriancon@riseup.net / tel. 07 58 84 68 75
Informations : https://www.relaxepourles3plus4.fr/outils-pour-la-mobilisation/transport-pour-le-8-nov/

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Actus, Production du CMB34

Expulsion de Ilyassa Condé – Lettre ouverte au Préfet

Montpellier, le 4 octobre 2018

Objet : expulsion vers l’Italie le 4 octobre 2018 de Ilyassa Condé

 

Monsieur le Préfet, Monsieur le Sous-préfet Philippe Nucho,

Le collectif MB34 proteste depuis juillet 2017, et encore une fois dans le courriel que nous vous avons adressé le 24 juillet dernier à 18h36, contre la pratique administrative intolérable qui a déjà été condamnée judiciairement mais qui a pourtant libre cours et se répète inlassablement dans l’Hérault, qui consiste à expulser en « Transfert Dublin » nos amis demandeurs d’asile sans humanité ni même respect des dispositions légales applicables.

Trop souvent, les demandeurs d’asile placés en « procédure Dublin » à Montpellier et environs sont arrêtés sans avertissement préalable, que ce soit dans leur chambre au PRADHA de Villeneuve les Maguelonne, à l’hôtel de police de Montpellier ou à la gendarmerie de Villeneuve quand ils s’y rendent plusieurs fois par semaine pour « pointer » dans le cadre de leurs assignations à résidence.

Après une retenue administrative de plusieurs heures pendant laquelle ils ne sont informés de rien de précis quant au calendrier qui les concerne (au mieux, on leur dit qu’ils vont prendre l’avion, sans savoir précisément ni quand, ni pour où, ce qui est très anxiogène), ils sont conduits en soirée aux centres de rétention de Sète ou de Nîmes.

Vu l’heure d’arrivée tardive au CRA – il s’agit clairement d’une pratique délibérée -, ils ne peuvent rencontrer personne : ni l’association Forum réfugiés prévue au sein du CRA pour les assister humainement et juridiquement, ni le personnel de l’OFII supposé – selon la Loi – vérifier individuellement leur état de vulnérabilité, veiller au regroupement de leurs affaires personnelles, etc.

Les citoyens qui les soutiennent et les accompagnent pour leurs rdv administratifs sont, de même, tenus dans l’ignorance de leur sort, au mieux invités à aller les visiter le lendemain au CRA, aux horaires de visites.

Mais il n’y aura pas de visite au CRA, le lendemain … !

Car le lendemain, à l’aube, ces demandeurs d’asile sont conduits directement à l’aéroport de Montpellier, d’où ils décollent vers 6h du matin pour Paris, avant d’être conduits dans la matinée, menottés, dans un autre avion, le plus souvent pour l’Italie, avec pour seul bagage ce qu’ils portaient sur eux lors de leur arrestation.

Ces personnes n’ont pourtant rien fait d’autre que de demander à la France une protection internationale ! Ils ne sont coupables de rien !

Ce matin, c’est encore Monsieur Ilyassa Condé, arrêté hier après midi à l’hôtel de police à Montpellier où on lui avait demandé de revenir après son pointage de 16h, soi disant « pour lui remettre un papier qu’on avait oublié de lui donner », qui a été retenu et expédié vers Paris, toujours sans connaitre sa destination finale, avec le seul tee-shirt et pantalon qu’il portait ce jour là, sans que personne n’ait pu le voir, lui dire au revoir, avec en tout et pour tout quelques euros en poche, sans aucun examen de sa vulnérabilité pourtant bien réelle et sans que personne n’ait pu lui apporter la moindre de ses affaires personnelles… !

Ilyassa a juste été en mesure d’indiquer par téléphone en fin de matinée depuis Paris qu’on l’envoyait à Florence en Italie, où personne ne l’attendait, aucune association italienne n’ayant pu être prévenue à temps pour l’accueillir et l’aider. Ce soir, Ilyassa est dans la rue, quelque part en Italie. Seul, perdu, sans rien.

Etes vous informé de la situation politique en Italie, Monsieur le Préfet ? Le parquet de Palerme (Sicile) a confirmé le 7 septembre avoir ouvert une enquête contre le ministre de l’intérieur italien pour séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir lorsqu’il a refusé de laisser débarquer 150 migrants secourus par les gardes-côtes italiens : il affiche sur sa page Facebook ces poursuites comme une médaille et revendique le soutien de 60 millions d’italiens. Avez-vous connaissance du dernier décret proposé par Mr Matteo Salvini contre les personnes étrangères ?

Les actes xénophobes, commis par des extrémistes de droite et fascistes qui se sentent couverts politiquement et procèdent à des actions violentes, sont banalisés ; les attaques contre les ONG, idem ; la criminalisation des personnes arrivant en Italie, notamment celles arrivant par la mer mais pas seulement, est manifeste ; une dure offensive est menée contre l’institut juridique de la protection pour motifs humanitaires, etc.

De nombreux tribunaux administratifs français, encore récemment le tribunal administratif de Bordeaux dans une décision du 29 aout 2018 (en PJ), annulent les arrêtés préfectoraux de transfert Dublin vers l’Italie, force étant de constater que « … les déclarations récentes sur les migrants, tant du ministre de l’intérieur que du président du conseil et du vice-président du conseil italiens, ne permettent pas de regarder ce pays comme donnant aux demandeurs d’asile toutes les garanties nécessaires pour un examen attentif et objectif de leur demandes d’asile ; que dans ces conditions, en décidant de transférer Monsieur X aux autorités italiennes sans mettre en œuvre la clause discrétionnaire prévue par l’article 17 du règlement (Dublin), le Préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation ».

Nous vous demandons, Monsieur le Préfet, d’apprécier à votre tour justement et humainement la situation actuelle et de réviser sans plus attendre les décisions administratives de « dublinage » en cours d’exécution, de telle sorte que les personnes exilées que nous accompagnons au quotidien, avec qui nous avons tissé des liens forts, ne soient plus rejetées ignominieusement en Italie ou ailleurs, sur des chemins d’errance et de dénuement sans fin et puissent voir leurs demandes d’asile examinées sérieusement en France.

Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

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Actus

Programme de la semaine de Revendications !

Voilà des rendez-vous qui s’étoffent pour la semaine :

– depuis le 1er septembre : concours « finissez d’encrer » :

– vendredi 14 sept 15h : émission en direct sur Radio Escapades

– jeudi 20 sept 18h30 : réunion publique de lancement de la semaine au bar le Siècle, 1 rue Biron à Ganges – réunion de présentation de la semaine, interventions sur les résistances et combats pour les droits, et point sur le “guide de l’hébergement” diffusé par les collectifs de soutien aux réfugiés (InterCo).

– jeudi 20 sept à 19h30: communiqué à l’occasion d’une présentation de la revue « réfractions » au ZO, 26 rue de l’Agau à Nîmes infos sur http://www.fa-30-84.org/

– vendredi 21 matin : présence sur le marché de Ganges

– samedi 22 matin : présence sur le marché du Vigan, avec lecture de textes

– lundi 24 19h : réunion publique brasserie le Dôme à Montpellier (Avenue G. Clemenceau )

– mardi 25 matin : présence sur le marché de Saint-Jean du Gard

– jeudi 27 à 14h : audience au TGI de Nîmes (face aux arènes) en soutien à Robert

– samedi 29 intervention lors de la projection du film « Libre » au cinéma du Vigan

D’autres projets sont en cours : il est toujours possible de rajouter des initiatives.

Plus d’infos :

Revendiquer et defendre nos droits

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Actus

Appel du CMB 34 : Semaine de mobilisation pour nos droits du 20 au 27 septembre

SEMAINE DE MOBILISATION POUR NOS DROITS DU 20 AU 27 SEPTEMBRE 2018

L’année 2018 restera marquée par l’adoption en France d’une loi Asile Immigration qui réduit les possibilités d’obtenir une protection pour les demandeurs d’asile (en particulier en raccourcissant les délais de recours vis à vis des décisions des pouvoirs publics) malgré une importante mobilisation d’ONG et de collectifs investis dans l’accueil des migrants.

Plus généralement, nous assistons à un renforcement de la répression des militants et bénévoles qui tentent par divers moyens de résister aux mesures injustes et malveillantes : application automatique de la procédure Dublin, suspicion envers les étrangers mineurs, arbitraire des réponses de l’OFPRA,…

Le Gard et l’Hérault n’échappent pas à ces tendances. La multiplication des expulsions, incarcéra-tions, procès, personnes déboutées du droit d’asile en situation d’errance (y compris des familles entières avec des enfants nés en France) est inacceptable.

Investi depuis plusieurs années dans le soutien aux personnes migrantes, Robert Latapy (RL) a par-ticipé en avril dernier à la mobilisation pour s’opposer à l’expulsion en Guinée de Moussa, où sa vie est en danger. A l’issue de la manifestation du 29 avril à Nîmes où un tag «PREFET DE N » est inscrit sur le mur de la préfecture, il est interpellé et mis en garde à vue du dimanche 18 heures au lundi 14 heures. Conduit au tribunal, le Juge décide de le poursuivre pour dégradation et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, avec un procès en septembre, assorti d’un contrôle judi-ciaire (CJ) jusqu’à cette date lui interdisant d’aller dans le Gard. L’affaire est montée jusqu’au mi-nistère de l’intérieur.

La même semaine, la préfecture tente à nouveau d’expulser Moussa mais 150 personnes sont devant le Centre de Rétention en pleine nuit. Pour échapper à cette mobilisation, la police transporte furti-vement Moussa jusqu’à l’aéroport de Lyon : son refus d’embarquer lui vaut une poursuite au pénal et 2 mois d’emprisonnement à Lyon. Des dizaines de milliers de personnes soutiennent alors Mous-sa, son dossier a un impact national, la menace pour les homosexuels étant bien réelle et documentée, y compris dans les rapports de l’OFPRA.

Fin mai, RL fait une demande de mainlevée de son CJ : le tribunal maintient l’interdiction de venir à Nîmes, suivant sans doute la position du procureur qui a déclaré à l’audience «il y a eu des mani-festations, tout se passait bien jusqu’à ce tag».

Depuis, Moussa est sorti de prison, l’OFPRA a effectué le réexamen de sa demande d’asile en juillet et de nouveau refusé la protection, un recours à la CNDA est déposé et l’appel du jugement pour refus d’embarquer reporté : la menace d’expulsion est toujours bien réelle.

D’autres migrants, tout l’été, ont subi la même application aveugle de dispositions contraires à la convention de Genève sur l’accueil des personnes nécessitant une protection : déportations dans leur pays d’origine (y compris Soudan ou Afghanistan), refoulement à la frontière, transferts Dublin dans des pays d’Europe déjà saturés ou ouvertement xénophobes.

D’autres militants sont poursuivis pénalement y compris pour des faits relevant de l’assistance à personne en danger ou de l’opposition à des agissements de groupes d’extrême-droite incitant à la haine raciale.

C’est pourquoi cet appel est lancé à une semaine de mobilisation, pas seulement pour protester et soutenir face à la répression, mais pour affirmer nos droits, personnes migrantes et personnes enga-gées à leurs cotés, dans tous les domaines où ils sont menacés. Chacun aura à cœur de mettre en avant ceux qu’il lui semble le plus urgent de revendiquer.

Un rassemblement est d’ores est déjà prévu le jeudi 27 septembre à 14h
devant le TGI de Nîmes en soutien à Robert lors de son procès.

Le Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34
Mail MB34 : migrants.bienvenue34@riseup.net

Facebook :
Pétition MB34 : sur change.org « NON aux renvois Dublin des réfugiés du CAO de Montpellier »

 

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Actus, Solidarité et copinages

Grèce: 2 bénévoles en détention provisoire

Help is no crime: stand with volunteers against the criminalisation of solidarity.

2 bénévoles, Sarah Mardini et Sean Binder, ont été arrêtés en Grèce pour avoir aidé des réfugiés. Ils sont en détention provisoire. Leur arrestation illustre une inquiétante tendance à criminaliser la solidarité en Europe. Sarah et Sean ont besoin du soutien de toutes et tous. L’appel initié par ECI (European Citizens Initiative ECI campaign), relayé par PICUM, demande leur libération et l’arrêt de la criminalisation de la solidarité. Il est signé par une soixantaine d’organisations dont RESF.

A titre individuel, vous pouvez :

– signer la pétition :

– passer l’un de ces messages sur Facebook et twitter :

Facebook:

1) We stand with Sarah and Seán and call for the end of criminsalising help and assistance to migrants and refugeed. https://weareawelcomingeurope.eu/downloads_materials/ECI_joint_letter_FreeSarahandSean2.pdf #FreeSarahAndSean #WelcomingEurope #HelpIsNoCrime
(optional to add): You can take a stance against criminalisation and sign our #WelcomingEurope citizens’ initiative! https://weareawelcomingeurope.eu/

2) The arrest of the two volunteers Sarah and Seán in Greece is the latest case of a worrying trend: Stand up against the intimidation, arrest and punishment of volunteers who help migrants and refugees and sign the #WelcomingEurope citizens’ initiative! https://weareawelcomingeurope.eu

Twitter:

1) The arrest of Sarah and Seán #FreeSarahAndSean is only the latest case of criminalising help of #volunteers for helping #migrants & #refugees. Help end criminalisation and sign the #WelcomingEurope petition! https://weareawelcomingeurope.eu/

2) We stand with Sarah and Seán and call for the end of criminsalising help and assistance to migrants and refugeed. https://weareawelcomingeurope.eu/downloads_materials/ECI_joint_letter_FreeSarahandSean2.pdf #FreeSarahAndSean #WelcomingEurope #HelpIsNoCrime

https://collectifmigrant-e-sbienvenue34.org/wp-content/uploads/2018/09/ECI-joint-letter-FreeSarahandSean.pdf

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Actus, Communiqués

24 septembre au dôme – Soirée de soutien à Robert LATAPY

Le procès de Robert LATAPY, militant investi de longue date auprès des migrant.e.s, aura lieu le 27 septembre prochain à 14h au TGI de Nîmes.

Il est poursuivi pour «dégradation d’un bien public, outrage sur des policiers et refus de se soumettre à un relevé ADN». Le lundi 30 avril 2018, à l’issue d’une manifestation de soutien à Moussa retenu en Centre de rétention et menacé d’expulsion, une inscription, « Préfet de M… », sur la façade de la Préfecture a été attribué par la police à Robert LATAPY.

Dans le Gard et l’Hérault, Robert LATAPY a un rôle fédérateur dans les luttes de défenses des droits des migrants (coordination des villages des Cévennes avec les collectifs et les associations d’accompagnement des migrants.
Il s’est rendu en Italie, pendant l’été 2017, pour enquêter sur les conditions d’accueil des migrants (Milan, Rome) et a effectué, à cette occasion, un suivi de personnes parrainées. Il continue de parrainer des personnes migrantes.
Il est bénévole de l’association AVISO à la prison de VILLENEUVE-LÉS-MAGUELONE. Il est également un des responsables FCPE du Gard. Par ailleurs, il est aussi investi dans le squat « Le Château » à Montpellier.

Une semaine de mobilisation du 20 au 27 Septembre est organisée à GANGES non seulement pour soutenir notre camarade face à la répression mais aussi pour affirmer les droits des personnes migrantes et de celles qui les accompagnent. Une soirée d’informations et de discussions sur les réponses à apporter à la répression systématique des militants aura lieu le lundi 24 septembre à 19h au café « le Dôme » à Montpellier.

Dans un contexte de répression des personnes qui accompagnent les migrant.e.s et de judiciarisation de leurs actions, il est important d’apporter un soutien solidaire à notre camarade.

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